Galinette : véhicule écolo...
Pour l'énergie électrique, une solution écologique : le soleil d'Afrique...

 

J'ai beaucoup de matériel électronique qui réclame bien évidemment de l'énergie électrique : un GPS pour la navigation, un appareil photo numérique, une caméra vidéo, un ordinateur, une lanterne de camping, un gonfleur, etc. Comme je voulais pouvoir rester en brousse ou voyager tout en utilisant divers appareils, il a fallu trouver une solution pour rendre Galinette autonome. Plutôt qu'un groupe électrogène embarqué, polluant et bruyant, j'ai choisi l'alternative solaire.


Lorsque nous avons conçu la galerie avec Alain, nous avons prévu un emplacement pour y encastrer un panneau solaire. L'emplacement choisi est discret et efficace. Presque personne ne remarque la présence du panneau. Il est placé idéalement pour bien capter les rayons du généreux soleil d'Afrique.

 


Ce panneau recharge en permanence une batterie spécifique (à décharge lente) installée dans le compartiment moteur. Un petit boitier (à gauche sur la photo) déconnecte le panneau dès qu'il n'envoie plus assez de courant.

 


Comme le panneau solaire ne fournit que 50 watts, je n'étais pas certain de pouvoir disposer d'assez d'énergie en cas d'utilisation intensive. L'atelier Cavasse à Pertuis m'a installé un répartiteur électronique. Cet appareil mesure la charge de la batterie principale du véhicule et dès qu'elle est pleine, il oriente le courant fourni par l'alternateur vers la batterie secondaire. A l'usage, cette solution parait idéale car je n'ai pas manqué une seule fois de courant. La batterie d'origine, ou principale, est exclusivement utilisée pour l'usage normal (démarreur essentiellement). Seule la batterie secondaire est employée pour l'alimentation des accessoires.

 

Un bloc de 5 prises 12 volts permet de brancher simultanément divers appareils. Ici, une configuration rarement atteinte : le GPS fonctionne, la batterie de mon appareil photo est en charge, des accumulateurs pour l'appareil d'Alain sont aussi en charge et la lanterne de camping refait le plein d'énergie après une longue soirée d'utilisation.

Le GPS est tout petit, à peine plus gros qu'un téléphone portable. Par sécurité, je l'ai installé du côté passager : ceci évite au conducteur d'être tenté de le regarder en conduisant. La navigation est donc confiée au passager. Lorsque je suis seul, je dois m'arrêter pour le consulter ou enregistrer un nouveau point. Ce n'est pas gênant car en fait je me sers rarement de cet appareil. Il a pour principales fonctions : la navigation par azimut dans certaines zones de désert, le repérage de certains villages de brousse lorsque j'y suis allé une première fois mais j'exploite surtout sa fonction "trace" qui enregistre ma route. Cette fonction est particulièrement rassurante lorsqu'on s'engage sur des pistes et des chemins mal tracés. Je n'hésite pas à m'engager dans l'inconnu car l'appareil enregistre la route parcourue et permet ainsi de reprendre le même chemin en sens inverse, de nuit comme de jour.

J'en ai ressenti le besoin après une aventure qui m'était arrivée en 2001. Nous étions allé à Okpa depuis Savè avec un véhicule de location. Comme nous avions fait escale à Igbodja, nous étions arrivés dans l'après-midi et repartis un peu avant la nuit. Le chauffeur, qui était pourtant du coin, s'est trompé sur le chemin du retour. Nous étions perdus dans la brousse, de nuit, et tournions en suivant des pistes prises au hasard. Nous avons fini par arriver à Savè après plus de 4 heures de circulation incertaine, avec la crainte de tomber en panne d'essence.

Depuis, je suis retourné à Okpa et j'ai non seulement pu y dormir, car j'avais tout le matériel adapté à disposition, mais le parcours pour y aller est maintenant sauvegardé dans le GPS. L'enregistrement a été réalisé lorsque nous y sommes allés avec Eric et Henri. Henri, le directeur de l'école, nous guidait pour nous faire prendre le meilleur chemin et Eric enregistrait les points à chaque carrefour. Je ne me suis plus jamais perdu sur la piste qui mène à Okpa...


Eric se lève à Okpa pendant que des villageois viennent saluer Henri.

 

Il est bien rare que je ressente le besoin d'utiliser l'ordinateur en brousse. L'aventure réelle est tellement palpitante que la simple idée de travailler sur l'outil informatique semble contraignante et sans intérêt. En fait, en brousse ou en voyage, l'ordinateur sert essentiellement à décharger les cartes mémoire de l'appareil photo lorsqu'elles sont pleines. Dans les villages, il permet aussi de faire partager la magie de l'image à ceux qui n'en ont pas l'habitude. Enfants et adultes adorent se voir à l'écran, c'est toujours un moment de grand bonheur et d'amusement.

 


Dès que la nuit tombe, cette lanterne 12 volts rechargeable est notre principale source de lumière. Une lampe frontale est un complément idéal.

Un petit complément bien agréable : un convertisseur 12 volts / 220 volts. Pour recharger l'ordinateur, le téléphone. Je peux même utiliser ma tondeuse à barbe...

Michel BOURBAO - Porto-Novo (avril 2006)
Photographies personnelles ou prises par Corinne et Richard

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