Guèlèdè

Ogbonlayé est le cousin de mon ami Lambert, il appartient à une société guèlèdè. Il est chanteur, danseur et dirige un groupe de musiciens. Il habite à Djaloukou et a demandé à Lambert si je pouvais lui enregistrer quelques chansons lors d'un de nos passages. Sachant qu'Alain était amateur de musique, j'ai attendu sa venue pour organiser une séance de vidéo et de prise de son. Nous sommes arrivés le samedi 28 janvier et avons commencé par la vidéo.

Nous avons choisi quelques sites pour les prises de vues : la cour de l'école et le coeur du village, sous les rochers de Djaloukou. Comme il y avait du vent, j'ai eu peur que la prise de son soit mauvaise. On a donc protégé le micro avec un parapluie prêté par une villageoise.

 

Comme le fan-club des artistes était nombreux, il a fallu donner des consignes strictes concernant le silence et les déplacements. Les 300 spectateurs ont su jouer le jeu et n'ont pas perturbé les prises de vue ni les prises de son.


Lambert transmet quelques consignes aux musiciens.

 


Les danseurs prennent place. On va pouvoir commencer...

 

 


Moteur, on tourne !


Ogbonlayé entame son répertoire de chants.


Les danseurs accompagnent les chants et reprennent les couplets.

 


Ogbonlayé change régulièrement de tenue.

 

Les choses sérieuses ne commencent réellement qu'à partir de la sortie du masque...


Ici, un masque mâle. Il porte sur la tête une lourde sculpture qui raconte une aventure du groupe, lorsqu'ils sont allés sur l'aéroport de Cotonou.

En fin d'après midi, nous déplaçons le groupe vers le coeur du village. Nous installons la scène dans une cour, entre plusieurs maisons. Les villageois sont fiers d'accueillir ce spectacle. Nous invitons la femme qui cuisinait à continuer son activité. Elle fera partie du spectacle et les chanteurs l'intégreront dans leur récital. Elle accepte sans hésiter une seconde...

 


Les spectateurs ne perturbent aucunement la prise de vue et respectent les consignes de silence à la perfection.


Pour le chant "Oli zemidjan" une mise en scène réclame une parodie d'accident à moto.


Le chanteur incite les conducteurs à la prudence...

Le village avait assisté au tournage pendant la journée. Dès que la nuit est tombée, nous avons cherché un téléviseur et un groupe électrogène. Entre 22 heures et minuit, c'est plus de 200 téléspectateurs qui sont venus dans la rue pour voir les deux heures de film.

Le lendemain, nous devons tenir notre seconde promesse : des prises de son pour réaliser un CD. Si les bruits parasites occasionnés par les spectateurs pouvaient passer lors du tournage du film, il n'en est pas de même pour une prise de son pure. Nous décidons d'aller nous isoler dans la brousse, loin des curieux et des bavards.


La mobylette de la veille est réquisitionnée pour servir de tablette au matériel d'enregistrement.


Les musiciens sont toujours en forme...


Les chanteurs aussi.


Et Ogbonlayé reprend ses chants.


C'est dans la boîte. Bientôt dans les bacs, chez votre disquaire...

 

Michel BOURBAO - Porto-Novo (avril 2006)
Photographies Alain

 

accueil - plan du site - projet Galinette - recherche en sciences de l'éducation

 

Vous Ítes le   ème visiteur depuis le 20 mars 200