Maroc (page 2)

de Merzouga à l'auberge Oasis-Mharch

Nous sommes le 25 décembre... Je pars faire le plein à Rissani, 30 km au nord de notre auberge. J'achète un peu de pain et du fromage (des vaches qui rigolent). Avec des clémentines du Maroc et des bananes nous aurons de quoi pique-niquer deux jours.

Serrés à trois sur nos deux sièges à une place, nous avançons dans l'immensité du désert. Des cailloux, du sable, quelques acacias épineux, du vent et le silence. Au loin les montagnes, parfois on croise une petite oasis. On traverse quelques très rares villages isolés.


Il y a trois semaines, il a plu. Quelques bouquets d'herbe verte jaillissent de ça et là. Nous traversons un oued immense (en fait la jonction de trois oueds) qui s'étale sur plus de dix kilomètres de largeur. Il est à nouveau à sec mais l'eau qui a coulé récemment a balayé toutes les traces de pistes. Il faut avancer à fond de seconde ou de troisième vitesse pour ne pas s'ensabler, prendre de l'élan pour grimper une énorme bosse de sable, arrivé de justesse au sommet choisir dans l'élan l'ornière de droite ou le creux à gauche pour y plonger aussitôt car l'arrêt est interdit. Ce rodéo incroyable dure pendant toute la traversée. Nous sommes impressionnés par la puissance et la résistance du Toyota. Malgré de nombreux instants critiques il ne se plantera pas dans le sable et s'arrachera de toutes les ornières ou le fech-fech (sable mou à la consistance de farine).

En fin d'après midi nous arrivons dans une magnifique vallée verdoyante ou une herbe odorante a poussé après la pluie. Des dromadaires paissent sous la surveillance d'un berger nomade.

On s'installe chez des amis de notre guide Mohamed.

La délicieuse auberge-camping Oasis Mharch des deux frères.

 

Après un bon moment passé autour de tournées de thé à la menthe, nous partons nous promener avec Corinne.

La nuit tombe doucement sur ce coin de paradis paisible. L'air est très doux malgré l'arrivée de la nuit. Le ciel est pur et constellé d'étoiles, cela ajoute encore à la sensation d'immensité.

 

 

Nous allons au fond de ce vallon retrouver à pied les dromadaires qui paissent. Saïd et son neveu Hassan passent deux fois à moto dans un nuage de poussière, chaque fois avec de grands signes amicaux, comme si nous nous connaissions depuis toujours.

Dans une semaine le rallye Paris-Dakar passera ici. Les aubergistes se réjouissent car ils feront des affaires mais il paraît que ce havre de paix se transforme en enfer le temps d'une journée. Suite au passage des 4x4, des camions, des motos et des hélicoptères, tout sera recouvert de poussière. Les deux rochers seront couverts de spectateurs enthousiastes. Tout cela paraît bien difficile à imaginer en cette soirée si paisible…

 

Michel BOURBAO - 2004

page 1 - SUITE du CARNET de VOYAGE - page 3

 

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