Ghana page 1/2

Formalités : visa obligatoire, nous vous conseillons vivement d'en faire la demande en France ou dans un pays limitrophe qui accueille un consulat du Ghana.

Santé : vaccination contre la fièvre jaune obligatoire. Prévoir un traitement préventif contre le paludisme.

Change : la cédis est la monnaie locale. Son cours varie fréquemment. Compter 10 000 cédis pour un euro et prévoir de grosses poches pour ranger les inévitables liasses de billets. On trouve des distributeurs qui ne fonctionnent qu'avec la carte Visa dans les grandes villes comme Kumasi et Accra.

Véhicule : il est conseillé d'avoir un carnet de passage en douane bien que le passage soit possible sans ce dernier. L'état des routes est généralement médiocre, sauf autour d'Accra.

Le passage de la frontière ghanéenne à Hamele fut un moment difficile. Nous n'avions pas eu le temps de demander un visa en France car nos passeports avaient été retenus longtemps au consulat togolais. Quatre douaniers peu accueillants m'annoncent que le visa coûte 100 dollars par tête ! On le prend ou bien on retourne au Burkina car il paraît que le visa est moins cher au consulat du Ghana de Ouagadougou. Un rapide calcul me permet de constater que nous sommes vendredi soir, qu'il nous faudra passer le week-end à Ouagadougou, demander le visa lundi et le récupérer mardi matin pour arriver à la frontière mardi soir. Ce qui représente près de quatre jours d'attente et 400 à 500 km de route dont une bonne partie se fait sur des pistes. Je décide de passer ici et aujourd'hui. Il faut donc convertir la somme demandée en francs CFA car nous n'avons pas de dollars et je tiens à conserver le peu de billets en euros qu'il nous reste. 120 000 francs CFA, je n'ai jamais payé un visa aussi cher au cours de tous mes voyages. Cette douloureuse formalité faite il faut traverser la rue et s'occuper du véhicule. Là un second malaise m'attend : le douanier réclame le carnet de passage en douane que je n'ai pas et refuse de me remplir un laissez-passer qui serait réservé aux résidents de la communauté des pays d'Afrique de l'ouest. La situation paraît bloquée et je me prépare à passer un long siège. Un anglais arrive dans le bureau avec son carnet de passage en douane et ressort rapidement après quelques coups de tampons. Je soutiens que je vais devenir résident du Bénin dans quelques jours et fais l'imbécile qui ne comprend pas lorsque le douanier tente de me pousser vers des situations qui sentent les tentatives de corruption. Après une petite heure le douanier se lasse et accepte de me délivrer un laissez-passer local. Comme je n'ai pas de cédis (monnaie ghanéenne : 1 euro est équivalent à 10 000 cédis) il appelle un changeur au noir qui rôde autour des bureaux et fait lui même l'opération de change avec sa calculatrice pour convertir les 30 000 francs CFA que je propose contre 480 000 cédis. Il ponctionne 210 000 cédis pour le laissez-passer alors qu'il ne me donne des factures que pour 190 000. Je décide de me taire sur ce détournement de deux euros car je sens que le retour vers le Burkina ne tient qu'à un fil et je ne sais pas si la récupération du montant des visas peut seulement être envisagée…

Après deux heures de formalités, je rejoins enfin Corinne qui commençait à s'inquiéter. Après avoir lâché près de 150 000 francs CFA, nous pouvons entrer dans le pays : " Welcome to Ghana " je n'ai jamais payé aussi cher le droit d'entrer dans un pays et j'ai les glandes… Les villages que nous traversons respirent la misère, au premier barrage un policier nous demande si nous lui avons amené des cadeaux du Burkina. Nous avions entendu tellement de discours positifs sur ce pays que nous sommes déçus par cette arrivée.

Après 100 km d'une piste moyenne, nous arrivons sur du goudron puis à Wa. La nuit est tombée et nous avons beaucoup de mal à trouver un hôtel mal indiqué qui coûte trois fois plus cher que le prix annoncé par le guide " le petit futé ". Le lendemain les banques sont fermées, il faut changer au noir dans des conditions rocambolesques.

Heureusement nous décidons d'aller visiter le parc naturel de Mole et le moral va revenir instantanément. Les images devraient suffire à raconter !


La piste entre Sawla et Larabanga

 


Arrivée à Mole parc


Le matin nous prenons notre petit déjeuner face aux éléphants qui se baignent.


Nous descendons faire une randonnée dans le parc, accompagnés d'un garde forestier


Après le bain et les jeux, les éléphants vont se plonger dans la boue

Un de ces éléphants a décidé pendant la nuit de venir se restaurer juste devant la porte de notre tente. Figés et fascinés par la grâce de l'instant, nous avons contemplé cet être magnifique qui tranquillement, au bout d'un bon quart d'heure, a poursuivi son chemin. Le lendemain, c'est un babouin peu amical qui est entré dans la voiture pour nous dérober un kilo de riz !


Il a longuement mâché le contenu du sac en contemplant les éléphants.


Et j'ai appris à jeter des pierres à ses congénères trop entreprenants...


Les randonnées sont possibles avec les véhicule 4X4. Nous partons avec les Anglais qui avaient un carnet de passage en douane...


Mais ls herbes sont trop hautes pour qu'il soit facile d'apercevoir les animaux

Lire la suite du voyage au Ghana (page 2)

 

Voir d'autres pages qui présentent des animaux : le Serengeti et le Ngorongoro en Tanzanie (été 1990), le parc de la Pendjari au Bénin (Noël 2005), le parc national du W

Michel BOURBAO - 2005

accueil - plan du site - projet Galinette - recherche en sciences de l'éducation

 

Vous êtes le   ème visiteur depuis le 20 mars 200