Maroc

Informations pratiques :

Pas besoin de visa pour les ressortissants français, un passeport en cours de validité suffit. Au passage de la frontière, il faut remplir pour la police une fiche verte par personne et pour la douane une fiche blanche concernant votre véhicule. Tous ces documents sont fournis par la police et les douaniers, parfois même par la compagnie des ferrys. Il n'est absolument pas utile de suivre les pseudo guides qui veulent vous aider pour les formalités. Si vous ne savez où aller faire les formalités, demandez aux policiers en uniforme. Un double de la fiche blanche vous est remis par le bureau des douanes, ne pas le perdre car il est réclamé à la sortie du territoire. Le passage de la frontière est gratuit, il n'y a pas de frais concernant les passeports ni le véhicule. Le carnet de passage en douane est inutile.

Change : 1 € = 10,8 Dirham (en novembre 2004). On trouve assez facilement des distributeurs qui fonctionnent avec la carte visa ou mastercard.

Climat : frais en été le long de la côte, il y a souvent du brouillard (en particulier le matin). Très chaud dès qu'on entre dans les terres.

Heure locale : deux heures de décalage en été, il est 10h00 au Maroc quand il est midi en France.


En rouge, le trajet parcouru pour traverser le pays

Après une longue traversée de l'Espagne, une rapide traversée du détroit de Gibraltar, nous arrivons à Ceuta, nous sommes enfin sur la terre africaine ! Nous passons rapidement la douane et descendons à Marti.

Par l'intermédiaire de Gwen et Marc (voir leur site www.bourlingueur.com ) nous avions prévu de faire une partie du trajet entre le sud du Maroc et le Mali avec un couple de Français : Philippe et Hélène. Ces derniers avaient prévu de se rendre au Mali dans le cadre des activités de leur association humanitaire (voir leur site www.mondes-solidaires.com ).

 

Rencontre complètement fortuite à Marti avec Philippe, Hélène et Gaël. Nous avons reconnu leurs véhicules (un 4x4 Nissan et une Renault 5) dans une rue, de nuit, et leur proposons de passer la nuit dans le camping central que nous avons trouvé. Le matin, nous parlons de la route que nous ferons ensemble. Ils doivent passer à Marrakech pour récupérer Emmanuelle qui arrive par avion. De notre côté, nous avons rendez-vous à Casablanca avec Redouane (un membre de notre association Servas) et devons demander des visas au consulat de Mauritanie. Nous nous donnons donc rendez-vous à Laayoune, le mardi 19 juillet à midi sur la place O'Cheira...

A Casablanca, nous rencontrons Redouane. Il nous propose une visite de la ville et en particulier de la mosquée Hassan II. Nous passons ensuite chez lui pour faire connaissance avec sa famille. Nous sommes accueillis avec beaucoup de chaleur et passons une soirée délicieuse.

Corinne raconte : Nous partirons de notre côté car nous devons rencontrer Rédouane, le premier membre Servas de notre voyage, à Casablanca. Il nous accueille dans sa famille où il nous présente ses deux sœurs célibataires et sa maman. Il nous font toucher du doigt une réalité dont, nous occidentaux, nous n'avons pas conscience : les trois enfants sont célibataires car au Maroc il est impensable de se marier sans " dot " et les hommes par manque de salaire régulier, n'ont pas assez d'argent pour réunir une somme suffisante. Il est de même impensable de vivre ensemble sans être marié. Là aussi le chômage fait des ravages dans la société et l'amour semble bien secondaire…

 

Le lendemain, après une rude journée de lutte pour obtenir un visa mauritanien, nous cherchons des traces du passé d'Armande (la maman de Michel) sur le boulevard Rachidi. Ma mère a vécu une grande partie de sa jeunesse au Maroc mais le quartier semble avoir bien changé, depuis les années 1940-1960...

Lire le " coup de gueule " au sujet du comportement de certains fonctionnaires mauritaniens qui ne font pas honneur à leur pays.

 

Nous passons à Safi, sur les traces de Danielle (décidément, c'est un pèlerinage…)

Arrivée à Essaouira, l'ancienne Mogador, en soirée. La ville est magnifique et mérite qu'on s'y attarde plus que ce que nous ne l'avons fait.

 

 

Dans la région d'Essaouira (entre Safi et Agadir) pousse un arbre très particulier : l'arganier. On extrait de son fruit une huile comestible très prisée par les amateurs de cuisine fine.

 

 

Arrivée dans le Sahara Occidental, près de Tan-Tan. Une porte d'entrée de la ville très kitch et les militaires qui se chargent de l'animation du quartier… Le Sahara Occidental est sous haute surveillance, on rencontrera très régulièrement des policiers et des militaires jusqu'à la frontière de la Mauritanie. Plusieurs personnes nous avaient conseillé de préparer des fiches de renseignements concernant l'identité du conducteur et du passager, ainsi que les caractéristiques du véhicule. Nous en avons distribué une dizaine rien que dans le Sahara Occidental. Voici les informations qu'attendent les douaniers ou policiers que vous croiserez :

Modèle de fiche de douane (à compléter pour chaque personne et pour le véhicule)

NOM :
PRÉNOM :
DATE DE NAISSANCE :
LIEU DE NAISSANCE :
ADRESSE EN FRANCE :
PROFESSION :
NOM et PRÉNOM DU PÈRE :
NOM et PRÉNOM DE LA MÈRE :
PASSEPORT N° : ....... DÉLIVRE LE : ..... A : ....... EXPIRE LE :

ENTRÉE AU MAROC LE :....... PAR :
DESTINATION :

MOYEN DE TRANSPORT :
MARQUE :
IMMATRICULATION :
COULEUR :

Pause dans un restaurant, ou plutôt bouiboui de bord de route, une centaine de kilomètres au sud de Tantan. A partir de cet endroit, l'essence est détaxée : le litre de gasoil coûte 3,62 dirhams (soit environ 0,35 euros) au lieu de 6,59 dirhams, et ce jusqu'à la dernière station, au sud du pays, qui se trouve à environ 200 km de Dahkla et 140 km de Nouhadibou. (Coordonnées GPS de la dernière station : N 22° 03' 289 - O 16° 44' 827)

La volonté gouvernementale de détaxer certains produits de première nécessité (essence, huile, sucre, farine…) serait une mesure qui voudrait inciter certains Marocains à venir s'installer dans ces contrées désertiques… Nous découvrirons progressivement l'étendue du problème des Sahraouis qui peuplent le Sahara Occidental. Leur territoire a longtemps été occupé par les Espagnols et depuis la marche verte de 1975, c'est le Maroc qui en est devenu maître. Nous entendrons parler du front Polisario qui réclame l'autonomie du Sahara Occidental (ou tout au moins un référendum pour connaître l'opinion du peuple). Ceci explique la haute surveillance sous laquelle se trouve cette région et les fiche de police qu'on nous réclame régulièrement…

 

L'oasis Aït Bekkou (ou Boukha), à quelques kilomètres de Guelmim, nous offre la possibilité d'un repos bien agréable.


Les dattes seront bientôt mûres...

 

Plus au sud, à Laayoune, nous avons la chance de vivre une nouvelle rencontre Servas inoubliable avec Mourad et sa famille (ici avec Toufa et leur petit bébé). Mourad est le coordonnateur national de Servas Maroc. Nous nous découvrons de nombreuses passions communes…

 

Une petite voisine et les deux premiers enfants de Toufa et Mourad

Le frère de Toufa vient d'ouvrir un cybercafé SAHARALINK dans le quartier Hay el Ajari, au premier étage de l'immeuble n° 129 de la rue Zaouit Cheikh. Nous sommes convaincus que c'est le meilleur de Laayoune et vous invitons bien sûr à vous y rendre lors de votre prochain passage. La maman de Toufa s'est ainsi initiée aux nouvelles technologies et communique avec un de ses fils qui vit en Espagne par l'intermédiaire d'une webcam. Pour leur écrire : saharalink@menara.ma

Le 19 juillet à midi, nous retrouvons comme convenu nos compagnons de route et Mourad nous invite tous à venir partager un bon repas puis à passer une journée dans le campement que sa famille possède au bord de l'océan.

Nous sommes donc partis dans le campement familial d'été, sorte de résidence secondaire, sur une plage perdue au sud de Laayoune dans le Sahara occidental. Nous sommes ravis de venir camper dans le désert, loin de la cohue du monde…

La petite R5 commence à se faire remarquer dès les premières barrières de sable…

 

Arrivés au campement, nous faisons la connaissance de Salmon, homme sage, maître du thé et père de Toufa.

J'apprends à faire les trois thés dans les règles de l'art. Salmon est un professeur patient et exigeant.

Corinne nous prépare un grand plat de pâtes avec des ingrédients locaux.

Au petit matin, nous allons voir l'Océan qui nous a bercé de ses vagues toute la nuit.

Les enfants se précipitent pour un premier bain.

La cabane ne paie pas de mine mais l'intérieur est très confortable et l'accueil de Salmon (le maître du thé) y est extraordinaire.

Trois générations : Salmon, Mohamed et Mourad, notre hôte Servas.

L'air marin, et donc humide, permet à quelques plantes de pousser dans le sable et la caillasse. Ce sont les pâturages…

Nous quittons à regret la famille de Mourad et reprenons la route pour le grand sud.

 

Lire la suite : passage en Mauritanie.

Vous pouvez aussi lire un premier carnet de voyage qui fut rédigé à propos d'un voyage au Maroc entre décembre 2003 et janvier 2004. Maroc : page 1, page 2, page 3, page 4 et page 5

Michel BOURBAO - 2005

 

 

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