Mauritanie

 

 

Après un passage de frontière épique entre le Maroc et la Mauritanie et 50 km de belle route, nous arrivons enfin à Nouadhibou. Lire le " coup de gueule " au sujet du comportement de certains fonctionnaires mauritaniens qui ne font pas honneur à leur pays.

Nouhadibou est la seconde ville du pays. Nous y faisons les formalités obligatoires : assurance des véhicules et change d'argent. La monnaie locale est l'ouguiya (abréviation UM) on obtient environ 330 ouguiyas pour un euro. Pour une durée de dix jours l'assurance du véhicule nous a coûté 3400 UM (soit environ 10 euros).

Une route en construction sera bientôt achevée pour faciliter la communication entre les deux grandes villes de la Mauritanie : Nouadhibou et Nouakchott. Un beau ruban de goudron traverse le désert de façon assez surréaliste… En juillet 2005, il manquait seulement un tronçon de 30 km vers Lanouar, au nord, et un autre tronçon de 30 km à environ 150 km de Nouakchott. Cela oblige à passer ainsi du magnifique ruban de goudron neuf à une horrible piste en tôle ondulée.

A partir de Nouadhibou, nous espérions pouvoir rejoindre Nouakchott en passant par l'ancienne piste qui traverse le banc d'Arguin, passe au cap Tafarit puis à Nouâmghâr. De là, on peut rouler 170 km sur la plage lorsque la mer est à marée basse, afin de rejoindre la capitale. Les indications d'Ali (au camping de la baie des lévriers) étaient plutôt optimistes : " au PK 200, vous quittez le goudron et vous prenez vers le sud-ouest, vous trouverez une piste qui vous mène au Cap Tafarit… " Nous avions un GPS et un petit dépliant officiel qui donnait les coordonnées du Cap Tafarit ainsi que plusieurs autres points remarquables. Mais depuis la construction de la nouvelle route, la piste n'est plus empruntée régulièrement et les traces s'estompent ou se mélangent. Sans guide, on se retrouve très vite à faire de la navigation hors-piste et avec une petite voiture le jeu devient très complexe…

D'après le GPS nous ne sommes plus qu'à quelques kilomètres à vol d'oiseau du Cap Tafarit mais entre lui et nous il y a des cordons dunaires qui n'en finissent plus…

Nous sommes perdus dans les paysages de nos rêves.

Mais le désert ne fait pas de cadeaux aux rêveurs, il faut savoir tirer, pousser, creuser, poser des plaques à sable…

Nous arrivons juste avant la nuit au Cap Tafarit.

Au petit matin, un grand bain et une marche au bord de l'océan avant de reprendre le soleil et de retourner manger du sable.

Petit déjeuner face à l'océan.

Il faut aller désensabler les copains qui se sont encore plantés avec la petite R5.

Le retour est assuré par une navette qui ne peut pas s'arrêter et qu'il faut savoir prendre en marche…

Après avoir parcouru seulement 50 km en 5 heures, nous trouvons enfin un signe qui nous permet de retrouver une piste qui nous ramènera vers le goudron.

Pour rouler dans le sable, il faut diminuer la pression des pneumatiques. Dès qu'on retrouve le goudron il faut regonfler…

Après 200 km de route goudronnée, toujours pas de station essence, il faut donc être autonome car les réservoirs sont à sec.

Nouakchott

Un coup de cœur à Nouakchott : l'auberge Ménata tenue par Olivia et Maloum. Un endroit vraiment sympathique dans cette grande ville en savoir plus :

Un second coup de cœur à Nouakchott : le consulat du Mali, peut-être en réaction au consulat de Mauritanie… Accueil cordial et efficace, la procédure est simple, rapide et claire. Je me suis présenté le matin vers 9h30 pour demander nos visas et moins d'une heure après je repartais avec les deux visas sur nos passeports. Coût : 5000F CFA ou 2500 UM pour le timbre fiscal du visa valable un mois à partir de la date d'entrée.

A partir de Nouakchott deux possibilités s'offrent à nous : la descente au Sénégal, toujours par le bord de mer (Saint-Louis puis Dakar) ou la route de l'espoir vers l'est de la Mauritanie, jusqu'à Ayoûn el Atroûs ou Néma, puis descente au Mali sans passer par le Sénégal. D'après nos informations, les véhicules de plus de cinq ans doivent posséder un carnet de passage en douane ou payer des taxes terribles (plus bakchich et autres tracasseries) pour entrer sur le territoire sénégalais, nous faisons donc le choix d'éviter le Sénégal.

La route de l'espoir

Nous traversons la Mauritanie par la route de l'espoir, surnommée ainsi car elle est supposée désenclaver l'extrême est du pays qui est bien loin de Nouakchott.

La saison des pluies se fait maintenant sentir : la végétation devient plus dense et un petit gazon vert recouvre le sable…

Nous traversons des villages qui dégagent une impression de misère.

Le paysage est joli mais l'extrême pauvreté de ce pays est prégnante. Tout au long de la route nous croiserons et nous respirerons l'odeur des cadavres d'animaux (chameaux, vaches, ânes et brebis…) écrasés par les véhicules qui roulent très vite sur les belles lignes droites.

Régulièrement nous croisons des campements traditionnels avec les khaïmas (tentes surélevées et bien aérées).

Les troupeaux sont nombreux car les pâturages abondent.

 

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Pour d'autres informations sur la Mauritanie, vous pouvez visiter le site de Gwen et Marc Thiébaut : http://www.bourlingueurs.com/

 

Consulat de Mauritanie à Marseille
241, avenue du Prado - 13008 MARSEILLE
Tél. 04 91 25 99 38
Fax 04 91 79 34 88

Horaires d'ouverture sur rendez-vous (nous n'avons pas réussi à les joindre par téléphone...)
Circonscription consulaire Sud-Est (excepté les Alpes-Maritimes)

Ambassade : 5, rue Montévidéo - 75116 Paris - Tél. 01 45 04 88 54

Michel BOURBAO - Porto-Novo (août 2005)
Photographies personnelles ou prises par Corinne et Philippe

Information de septembre 2007 : Les chose évoluent vite en Mauritanie. Un internaute, Jean-Paul GARDETTE, m'informe que la route est terminée entre la frontière marocaine et Nouakchott (information déjà communiquée dans le quoi de neuf en 2006), il y aurait maintenant des stations services le long de cette route, le visa à la frontière est de 20 € et il n'y aurait plus de problèmes de corruption avec les policiers et les douaniers. Voilà de bonnes nouvelles pour les voyageurs...

 

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