Niger page 2
Ayorou

 

Vincent a un ami qui est professeur de biologie et grand spécialiste des reptiles : Laurent. Il nous propose d'aller à Ayorou car il doit récupérer deux crocodiles en voie de disparition pour le parc du W : des crocodylus cataphractus. Nous partons donc pour un week-end au bord du fleuve Niger, à Ayorou.

Nous arrivons en début de soirée. Nous nous installons rapidement dans l'hôtel Aménokal ; impossible de confondre c'est le seul du village. Il se trouve juste au bord du Niger. Je reste presque deux heures devant le fleuve majestueux pour observer le manège des pirogues et m'imprégner de la paix qui règne sur le lieu.

 

 

Avec Laurent, nous profitons de cette pause pour faire plus ample connaissance. Après le repas, son intermédiaire nous rejoint enfin. Il nous annonce que le pêcheur qui aurait attrapé les deux crocodiles se trouve dans un village à dix kilomètres d'ici. Soit nous tentons de le rencontrer demain matin avant 7h00, soit nous essayons de le rencontrer tout de suite. Il est 22h, nous choisissons de tenter notre chance maintenant. Malheureusement, les crocodiles ne sont pas au rendez-vous mais le pêcheur sait où en trouver... Il promet de partir en chasse cette nuit, vers 2h du matin, quand la lune aura disparu.

 

Je partage ma chambre avec Laurent. Avant d'aller se coucher il part en chasse nocturne car il a repéré une espèce de gecko peu courante et compte en ramener à Niamey. Il revient trois minutes plus tard avec deux spécimens. Le lendemain matin je les prends en photo et Laurent me montre comment endormir un lézard en lui caressant le ventre. La bête devient docile et ne tente plus de s'échapper. Laurent ne peut s'empêcher d'amuser la galerie avec son animal devenu familier...

Nous contemplons l'activité sur le fleuve en attendant des nouvelles de la nuit et du pêcheur. Chaque dimanche matin un très grand marché réunit les diverses populations du secteur pour des échanges commerciaux.

 

 

 

 

 

Rapidement nous comprenons que le pêcheur-chasseur a été bredouille cette nuit. Nous sommes donc libres d'aller visiter le magnifique marché d'Ayorou. Plusieurs ethnies s'y côtoient, l'activité y est intense. On y croise des Djermas, des Haoussas, des Bellas, des Peuls, des Touaregs, des Songhaïs. Nous ne sommes pas loin des frontières du Mali et du Burkina. Des ressortissants de ces pays font parfois la route (ou prennent la pirogue) pour venir à cet immense marché.

 

 

 


Des femmes Bellas apportent du bois

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


J'achète mon chèche à ce marchand de tissus

 

Un ami de Laurent charme les scorpions. Il manipule sans crainte apparente ces dangereuses bestioles et vend des potions pour se soigner en cas de piqûre. Il a repéré le terrier d'un énorme python de plus de 5 mètres de long et propose à Laurent de venir le capturer avec lui un prochain week-end...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


"Une mesure de gombos séchés ?"

 

 

 

 

 

 

Michel BOURBAO - La Tour-d'Aigues (mai 2006)
Photographies personnelles ou prises par Vincent

 

Lire la suite du récit de voyage : la page Niger 3 (Niamey - Arlit et frontière algérienne)

Voir une page de photos prises par Vincent et consacrée à Ayorou.

 

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